Quelque soit l’option retenue pour se constituer une retraite complémentaire, un effort d’épargne sur le long terme sera nécessaire pour y arriver. La solution semblant la plus simple est celle de placer une économie mensuelle sur un support bancaire de type assurance-vie, jusqu'à ce que l’on possède suffisamment de capital pour percevoir des intérêts significatifs.

La pierre, une alternative intéressante

Pourtant, dès lors que l'on a les moyens financiers de débourser au moins 300 € par mois, il sera sans doute plus intéressant d’investir dans la pierre à l’aide d’un crédit immobilier s’il l’on se projette sur le long terme. Effectivement, les banques sont réceptives à l’investissement locatif effectué par des personnes ayant déjà prouvé leur capacité à s’acquitter des mensualités de leur résidence principale. L’idée est simple : emprunter pour acheter un appartement, compenser le montant des échéances grâce aux loyers perçus et en retirer une rente une fois le credit immobilier entièrement remboursé.

Exemple

Un appartement acheté grâce à un prêt de 100 000 € sur 10 ans au taux de 3.4% avec des mensualités de 1 015 € assurance comprise, dont on percevra 7% de loyers bruts. En se mettant à la place de la banque, on part du principe que l’emprunteur aura 30% de charges, et percevra donc 408 € de la part de son locataire, ce qui lui laisse 707 € à rajouter par mois.

Si la capacité d’épargne est trop faible

Si ces 707 € sont trop élevés, deux solutions s’offrent à l’investisseur :

  • Rallonger la durée de son crédit immobilier à 15 ans, quitte à obtenir le taux un peu plus élevé de 3.65% environ, lui donnant des mensualités de 753 €, pour un effort d’épargne mensuel de 350 €.
  • Commencer par épargner sur une assurance-vie jusqu'à disposer d’un apport permettant d’abaisser le montant du prêt.

Au bout du crédit immobilier : la rente

Une fois l’emprunt entièrement remboursé, le propriétaire perçoit la totalité des loyers, ce qui constitue sa retraite complémentaire. Certes, le prêt possède un coût, celui des intérêts à verser, mais il donne la possibilité en revanche de finaliser son projet plus tôt que ne le permettrait la solution de l’épargne.