C’est officiel, nous entrons dans une phase de baisse des prix de l’immobilier en général. Après une longue période de hausse due à la raréfaction des constructions nouvelles, le coût au mètre carré commence à baisser aux quatre coins de l’hexagone, faiblement au cœur des grandes villes, fortement dans les campagnes, d’où peut-être des opportunités de bonnes affaires sur les résidences secondaires.

La baisse va-t-elle se poursuivre ?

Bien malin qui peut l’affirmer sans se tromper, ce qui est sûr, c’est que les mêmes raisons qui ont provoquées la chute des prix sont toujours d’actualité. En premier lieu, les difficultés des banques et sociétés de crédit à accorder un emprunt aux particuliers, même si ces derniers montrent un taux d’endettement inferieur à 33%. En deuxième lieu, vient la révision des impôts sur la plus-value immobilière, mettant un terme à l’exonération au bout de 15 ans de détention. Il faut maintenant attendre 30 ans pour être complètement exonéré de la taxe sur la plus-value immobilière réalisée sur une résidence secondaire. Enfin, vient la désertification du marché de la part des investisseurs étrangers et notamment de nos voisins d’outre Manche, pour qui la chute de la Livre Sterling pose problème quand vient le moment de régler une mensualité en Euros.

Acheter sa résidence secondaire de nos jours

En 2012, il faudra plus qu’un CDI et un endettement inferieur à 33% pour devenir propriétaire de sa résidence secondaire, car les conditions d’accès à l’emprunt vont sans doute se durcir et les taux risquent de monter. Au cours de l’année à venir, il faudra être capable de fournir un apport de 20% et ne pas arriver au-delà de 30% d’endettement une fois le nouveau prêt souscrit. Pour vérifier si vous réunissez les conditions, il suffit de vous livrer rapidement à une simulation crédit qui vous prendra moins de 2 minutes. M!!!!ais qu’en est-il du rapport bas prix / crédit cher ? Bonne question, et il suffit confronter l’économie réalisée grâce à la baisse des prix avec le surcoût de l’emprunt pour trouver un semblant de réponse. A cette question peut répondre une solution qui aura l’avantage de rassurer les prêteurs et de permettre à l’acheteur de bénéficier d’un taux d’appel intéressant : le taux variable. Effectivement, un prêt à taux variable bénéficie toujours d’un premier taux plus bas que la moyenne du marché à titre d’appel, cependant, il convient de caper à +1 afin de ne pas voir ses mensualités s’envoler.