Les particuliers désirant acheter leur résidence principale traversent une période difficile car les taux sont élevés et les prêteurs en demandent toujours plus : 10% d’apport, taux d’endettement bas voire nul, haute stabilité professionnelle,...

Face à ces difficultés, la conduite à tenir est la patience, non pas en attendant que les choses s’arrangent car l’horizon est plutôt sombre, mais en attendant d’avoir constitué suffisamment d’apport sur un compte épargne.

Suffisamment, c’est quoi ?

L’idéal est 10% du montant du projet (prix du bien immobilier + frais d’achat), mais certains prêteurs se feront moins prier pour vous accorder un prêt immobilier si vous êtes au moins capable de montrer que vous savez épargner.

Quelles solutions pour se constituer un apport ?

Le compte épargne logement : les intérêts dégagés sont plutôt faibles (1.5%), mais il permet d’obtenir un prêt immobilier au taux de 3%, ce qui n’est pas mal compte tenu de ce qui se fait en ce moment.

Le plan épargne logement : les intérêts sont de 2.50%, et il offre la possibilité de se faire prêter à 4.20%.

L’assurance-vie : de loin de taux d’intérêt le plus élevé, mais ne donne droit à aucun prêt en particulier.

Le livret : jusqu'à 2.5% mais ne donnant accès à aucun financement spécifique, un PEL ou un CEL est plus approprié dès lors que l’épargne est constituée dans un but d'immobilier.

Combien de temps pour se constituer un apport ?

Bonne question.

Il faudra moins de temps auprès des banques et sociétés de crédit qui considèrent que le prêt du compte épargne représente l’apport, au même titre que la somme épargnée.

Il en faudra un peu plus auprès des autres établissements financiers, qui comptent tout ce que vous avez pu mettre de côté pour calculer votre apport.

Cela dit, il est raisonnable de compter 4 ans au minimum avant de se trouver dans une position propre à obtenir un prêt immobilier, ce qui représente une très bonne raison pour commencer tôt.