Un emprunteur désirant restructurer une partie de ses dettes se heurte souvent au problème de la garantie hypothécaire, car même s’il est en mesure d’en apporter une, ce n’est pas toujours à son avantage.

Effectivement une restructuration s’obtient à meilleur taux si elle est couverte par une hypothèque, cependant il est nécessaire de solder un crédit immobilier avant de pouvoir en reprendre la garantie.

Or si le prêt touche à sa fin, la manœuvre est au désavantage de l’emprunteur.

Une solution : la garantie hypothécaire de second rang

Un regroupement de crédit couvert par une garantie de second rang signifie que le prêteur sera payé en deuxième sur la vente du bien immobilier en cas de défaut de remboursement de la part de l’emprunteur, l’établissement ayant accordé le prêt immobilier étant toujours prioritaire.

En fonction du capital restant dû

Si le montant de la dette immobilière restante représente suffisamment peu par rapport à la valeur du bien immobilier, il sera possible d’ajouter une hypothèque de seconde main pour garantir un regroupement de prêts.

Bien entendu, ce mécanisme ne fonctionne que si l’établissement ayant accordé le prêt immobilier donne son accord, c’est la raison pour laquelle il convient de s’adresser à lui en premier.

Exemple

Mr et Mme Martin sont propriétaires d’une maison estimée à 250 000 €, achetée avec un crédit de 200 000 €, sur laquelle ils doivent encore rembourser 30 000 €.

Ils souhaitent procéder à la restructuration de leurs crédits à la consommation, dont le capital dû est de 22 000 €. Leur solution est donc d’effectuer un regroupement de crédit pour un montant de 30 000 € et de garantir cette opération en posant une hypothèque de seconde main pour le même montant.

La maison de Mr et Mme Henri sera ainsi hypothéquée à hauteur de 52 000 €, et ils auront obtenu un regroupement de crédit avec un TEG plus intéressant que s’ils n’avaient pas émis de garantie.